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Le "niet" de Poutine à Erdogan! Mar 05, 2020


Le "niet" de Poutine à Erdogan! Mar 05, 2020 Au sommet Poutine-Erdogan, l'heure n'était guère à la joie.... "La situation à Idlib s'est tellement aggravée que cela demande que nous ayons une conversation personnelle et directe", a déclaré le président russe Vladimir Poutine au début de la rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, cité par l'AFP. Poutine a exprimé ses condoléances pour la mort de soldats turcs en Syrie, où des dizaines de personnes ont été tuées ces dernières semaines alors qu'Ankara lançait pour la première fois une offensive directe contre les forces syriennes à Idlib. Mais il a également souligné que l'armée syrienne avait "malheureusement ... subi de graves pertes". "Nous devons parler de tout, afin que rien de tel ne se reproduise et ne détruise les relations russo-turques", a souligné M. Poutine. L’éditorialiste du journal Rai al-Youm y revient, affirmant que la reprise de Saraqib avait nettement changé la donne en faveur de la Syrie et de ses alliés lors de ce sommet : "en fait c’est une grande évolution militaire sur le terrain qui influe sur toutes les équations politiques et militaires. En effet, les groupes armés soutenus par la Turquie n’ont pu retenir Saraqib que pendant trois jours avant que l’armée syrienne ne s'en empare et ne rouvre les deux autoroutes reliant l’une Alep à Damas et l’autre, Alep à Lattaquié". Et l'auteur de poursuivre : "L’élément qui a changé la donne, était l’arrivée d’un millier de combattants du Hezbollah libanais à Saraqib et leur participation immédiate aux batailles. De ce point de vue, cette percée est tout à fait comparable à ce qui s’était passé en 2015 près de la frontière syro-libanaise, lorsque les forces du Hezbollah sont intervenues dans les combats à Qusseir (ouest de la Syrie). Des observateurs pensent que les combats auxquels participeront les forces du Hezbollah ne se limiteront pas à Saraqib. D’après certaines sources, la prochaine bataille des unités du Hezbollah libanais aura lieu face aux troupes turques et éléments radicaux soutenus par Ankara, surtout le Front al-Nosra », note Abdel Bari Atwan qui ajoute : "La reprise par l’armée syrienne de la ville stratégique de Saraqib est peut être le premier revers militaire et politique de l’opération turque dite Bouclier du printemps que le président Erdogan a entamée après l’expiration de l’ultimatum qu’il avait lancé à l’armée syrienne de se retirer de toutes les positions qu’elle contrôlait devant les points d’observation militaire turcs. Rappelons que Vladimir Poutine n’a pas accepté de recevoir Erdogan à Moscou avant que Saraqib ne soit libérée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a même déclaré clairement que l'armée russe était la seule armée, se trouvant en Syrie, à la demande du gouvernement de Damas, tandis que la présence des autres pays en Syrie était contraire aux principes du droit international. « C’est la première chose que le président Poutine a évoqué jeudi à Moscou avec le président turc. Poutine a affirmé vouloir être sûr que plus aucun soldats russes ne périraient sous la balle turque, sinon "les liens Ankara-Moscou" en pâtiraient gravement. II s'agit d'une mise en garde très sévère qu'Ankara a tout intérêt à prendre au sérieux, à moins qu'il veuille prêter l'oreille aux recommencements US. La délégation américaine qui a débarqué mercredi à Idlib a laissé entendre que les Patriot pourraient être activé à condition que les S-400 russes livrés à la Turquie disparaissent" Mais le ministère russe de la Défense a déjà donné sa réponse : il a annoncé dimanche dernier dans un communiqué que la Russie ne pourrait plus garantir la sécurité des avions turcs en Syrie depuis que le gouvernement de Damas a décidé de fermer l’espace aérien du nord du pays. Cela signifie que les systèmes de défense aérienne russes et syriens pourront abattre tout avion turc qui pénétrerait dans cet espace aérien fermé. Mais Erdogan a-t-il véritablement compris le sens de ce message? au fait, comment peut-il espérer que la Russie qui a dépensé des milliards et perdu de nombreux soldats en Syrie pendant cinq ans, se retire de la scène pour qu’Ankara gagne son pari improbable à Idlib ? Erdogan est dans l'impasse à moins qu'il prenne la main tendue de Téhéran. Le sommet tripartite Iran-Syrie-Turquie dont le président iranien, Hassan Rohani, a proposé la tenue le plus vite possible, serait une bouée de sauvetage. Sinon, Idlib broiera Erdogan. », écrit Atwan./Reseau International-

Idlib: Erdogan trahit déjà Poutine


Idlib: Erdogan trahit déjà Poutine source Pars Today-Idlib: Erdogan trahit déjà Poutine Mar 06, 2020 La trêve déclarée par le président turc en Syrie a duré moins de vingt minutes. Bien que le président turc Recep Tayyip Erdogan ait promis à son homologue russe Vladimir Poutine d’instaurer un cessez-le-feu en Syrie à partir de minuit, à peine 18 minutes après le début de la trêve, des attaques d'artillerie ont été lancées sur la ville syrienne stratégiquement importante de Saraqeb. On ignore pour le moment si l'armée turque se trouvait dans la zone où ont eu lieu les attaques. Cependant, l'attaque de Saraqeb où sont déployées les unités militaires russes, montre que la Turquie n'a toujours pas l'intention de remplir ses obligations. Il est à préciser que les unités militaires russes ne permettent pas à l'armée turque de frapper la ville au détriment d'une réponse brutale de leur part. Ankara n'a pas encore commenté l'échec des accords d'Idlib, signés avec la Russie. Or, les experts estiment que la Turquie tentera à nouveau d’organiser des négociations avec la Russie dans les jours, voire les semaines, à venir. Dans la foulée, l’agence de presse turque Anadolu a annoncé la mort de 21 soldats de l’armée syrienne lors d’une attaque contre leur position. « En réaction à une attaque de l’armée syrienne contre une position de l’armée turque à Idlib qui a laissé deux morts dans les rangs des soldats turcs, un drone de l’armée a attaqué une position de l’armée syrienne: 21 militaires ont été tués. Des lance-roquettes et des canons de l’armée syrienne ont été détruits », a-t-on appris d’Anadolu citant le ministère turc de la Défense. Jeudi soir, le ministère turc de la Défense a annoncé la mort de deux soldats turc et trois blessés au cours des affrontements à Idlib. Par ailleurs, l’armée syrienne a repoussé une offensive d’envergure de terroristes pro-turcs contre l’autoroute M5, dans la province d’Idlib, reliant Damas, la capitale, à la ville d’Alep. En réaction aux attaques en série des terroristes sur l’autoroute M5 et dans les alentours de Saraqeb, l'unité d'artillerie de l’armée syrienne a lancé une contre-attaque. La situation à Idlib reste tendue depuis quelques temps en raison des agissements des terroristes pro-turcs et les interventions de l’armée d’Ankara.